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Le territoire a été
occupé bien avant les romains qui avaient leur village
au quartier de PENNAFORT. On parle de Callas dans les Archives
dès 1030.
Après la première
moitié du XI ème siècle, les co-seigneurs sont
en nombre impressionnant et spéculent sur les parts de
leur co-seigneurie. Le " majeur seigneur " est incontestablement,
"la Maison de Pontevès", depuis le XIIème siècle.
En 1431, le village s'étant
compromis pour cause de désobéissance au Comte
de Provence, Roi de Sicile, des forces militaires furent dirigées
contre Callas pour le détruire et châtier ses habitants.
La ville de Draguignan employa tout son crédit à
la Cour pour le préserver d'une ruine totale.
En 1578, le seigneur de
Callas, Jean-Baptiste de Pontevès, âgé de
80 ans, qui avait régné en effroyable dictateur
sur ses sujets, était en procès avec les habitants
du village. Menacé d'un jugement en sa défaveur,
il fit appel à son neveu, le Comte de Vins, qui rentra
en ville avec ses hommes. Le village fut mis à sac, plusieurs
de ses habitants furent égorgés ou rançonnés.
Jean-Baptiste de Pontevès
et son fils menacèrent les habitants d'extermination,
s'ils ne se désistaient pas du procès. De ce fait
fut signée une transaction reconnaissant comme consenties
et légitimes les usurpations et les spoliations du Seigneur.
En avril 1579, un habitant
du nom de Jacques SASSY, lieutenant d'une compagnie de Huguenots,
et une dizaine d'hommes réussirent à s'introduire
sur la place qu'ils désarmèrent et Pierre de Pontevès
(fils de J.-B. de Pontevès) fut assassiné.
En 1607, la majeure Seigneurie
est vendue au Comte de Sault. En 1625, le Duc de Lesdiguière
achète à son tour la co-seigneurie qui reste dans
sa famille jusqu'en 1687 ou, par héritage, elle est acquise
par le Duc de Villeroy.
Le 26 août 1718,
la commune achète la co-seigneurie et en fait aussitôt
don au Roi Louis XV. Cet hommage est accepté le 12 mars
1720 par un arrêté du Conseil d'État, Callas
devient alors ville royale.
A partir de 1852, la population
diminue : 2185 habitants à cette date, 1523 en 1891,
1007 en 1911. Mais l'activité reste vive. A la fin du
XIXème on voit à Callas une savonnerie, une fabrique
de pâtes alimentaires, une mine de baryte et une carrière.
Le mûrier est venu s'ajouter aux cultures traditionnelles.
La récolte des olives continue à donner lieu à
un commerce très important et alimente les usines de
Draguignan, ainsi que les moulins à huile de la localité,
lesquels ne peuvent suffire. Un statistique de 1892 recense
56000 oliviers en pleine production.
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